La Nature Pécheresse de Tous les Hommes – Sondez les Jeunes Leçon 231

Sondez les Écritures pour les Jeunes, Leçon 231, tirée de Romains 3:1-31. Nul n’est justifié par les œuvres de la loi ; la justice et le salut viennent uniquement par la grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ.

Sondez les Écritures • Leçon 231 • Édition Jeunes

Texte : Romains 3:1-31 (LSG)

« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. »

Romains 3:23, 24 (Verset à mémoriser)

Introduction

Au chapitre deux de l’épître aux Romains, nous avons examiné le jugement impartial de Dieu sur ceux qui désobéissent à sa loi. Les Juifs qui s’appuyaient sur la loi et sur leur relation avec Dieu se sont révélés « inexcusables » devant lui (Romains 2:1, 17-24). Notre texte traite de la place et du but de la loi dans le plan de Dieu pour la justice de l’homme. La loi a été donnée pour révéler toute l’étendue de la nature pécheresse de l’homme. Paul, dans son écrit, montre par inspiration l’état d’impuissance de l’homme quant à l’observance de la loi comme voie vers Dieu. Logiquement, il a prouvé que l’homme ne peut obtenir la justice de Dieu en observant la loi. Par conséquent, ni les Juifs ni les Gentils ne peuvent être justifiés par les œuvres ou les pratiques religieuses. La justification est rendue possible et obtenue par la grâce de Dieu, au moyen de la foi en la justice de Christ seul. « Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3:28, 31).


LE SALUT PAR LA JUSTICE DE DIEU

Romains 3:1-8 ; Deutéronome 4:6-8 ; Jean 4:22 ; Hébreux 4:2 ; Psaume 51:1-7

« Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés » (Romains 3:1, 2). Bien que la loi ne pouvait sauver du péché, elle indiquait aux Juifs le chemin du salut. Alors que les Gentils ne connaissaient que peu ou rien de Dieu, c’est aux Juifs que « les oracles de Dieu ont été confiés ». Dieu choisit Abraham et fit alliance avec lui pour établir, à partir de lui, une nation particulière. Il poursuivit ses relations avec les enfants d’Abraham qui l’invoquaient ; il institua pour eux les oracles (l’inspiration divine et les ordonnances). Ainsi, les Juifs jouissaient d’une position privilégiée par rapport aux Gentils. Christ le confirma lorsqu’il dit à la femme près du puits que « le salut vient des Juifs » (Jean 4:22).

Malheureusement, leur attitude envers les Écritures et l’œuvre de Dieu était celle de l’incrédulité. L’incrédulité fut leur plus grand obstacle et leur pire ennemi, résultant de leur incapacité à comprendre les Écritures et le plan de Dieu. Mais leur incrédulité ne pouvait annuler la fidélité et la sincérité de Dieu. Dieu demeure fidèle à l’accomplissement de ses promesses envers son peuple, tout en faisant éclater sa vérité sur les incrédules.

Les promesses de Dieu ne s’adressent qu’aux croyants ; c’est pourquoi l’incrédule ne peut rendre vaine la fidélité de Dieu. Il accomplira ses promesses envers son peuple et fera éclater sa vérité sur les incrédules.

Question 1 : Pourquoi un jeune a-t-il besoin de se tourner vers Dieu pour être sauvé ?

« Car l’Éternel connaît la voie des justes, et la voie des pécheurs mène à la ruine » (Psaume 1:6). L’Écriture déclare que tous les hommes sont destinés à être punis au jour du jugement (2 Pierre 2:9). Il y a de l’espoir pour les jeunes qui pèchent : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies » (Romains 5:6). Christ a pourvu au salut ; leur prière devrait donc être : « Dans ta justice, sauve-moi et délivre-moi ! Incline vers moi ton oreille, et secours-moi ! » (Psaume 71:2). Il existe une grande différence entre la justice et le péché. Dieu seul peut accorder la vraie justice à quiconque le cherche sincèrement et le libérer du péché. Cela devrait pousser les jeunes qui pèchent à chercher Dieu comme le seul Auteur du salut. Qu’ils ne prennent pas cela à la légère, mais qu’ils se souviennent : « Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine » (Ésaïe 1:18).


LA NATURE PÉCHERESSE ET LA CULPABILITÉ DES IMPIES

Romains 3:9-20 ; Galates 3:21, 22 ; Psaume 14:1-3 ; Ésaïe 59:1-8, 12, 13 ; Romains 1:28-32 ; Ésaïe 53:6 ; 64:6 ; Romains 3:23

La chute de l’homme, dans le jardin d’Éden, a apporté la connaissance du péché. Dès lors, cette connaissance a plongé l’homme dans toutes sortes de pratiques mauvaises, que ce soit chez les Juifs ou chez les Gentils : tous sont touchés, tous sont pécheurs. « Comme il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis, il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Romains 3:10-12).

Question 2 : Quelles sont quelques-unes des pratiques mauvaises qui caractérisent la vie des pécheurs ?

Notre texte énumère clairement les actions et activités pécheresses visibles dans la vie d’un pécheur. L’Écriture dit : « Il n’y a point de juste, pas même un seul », ce qui souligne la corruption universelle de l’humanité, jeunes et vieux confondus, tous asservis au péché. Le pécheur ne comprend pas les voies de Dieu et ne le recherche pas non plus. Les pécheurs se sont tous détournés du droit chemin et sont ainsi devenus inutiles devant Dieu. Leur gosier est comme un sépulcre ouvert, et leurs langues profèrent le mensonge et la tromperie. Des paroles empoisonnées sortent de leurs lèvres. Leur bouche est pleine de malédiction, et des paroles amères en jaillissent sans le moindre sentiment de culpabilité.

Leurs pieds sont prompts à commettre des actes sanglants, que ce soit par l’avortement, les activités occultes ou la violence. Leurs pensées sont destructrices, visant à apporter le malheur sur leurs victimes. Ils sont privés de la vie paisible, préférant y substituer le trouble et la violence. Tout cela se résume en une seule chose : « La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux » (Romains 3:18).

Question 3 : Que produit la crainte de Dieu dans la vie d’un jeune chrétien ?

« Par la bonté et la fidélité on expie l’iniquité, et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal » (Proverbes 16:6). L’absence de crainte pieuse et de respect pour la Parole de Dieu explique pourquoi les jeunes qui pèchent sont insouciants de leur état de péché et indifférents aux conséquences qui en découlent. En revanche, les jeunes chrétiens, dont les péchés et iniquités passés ont été purifiés par le précieux sang de Jésus-Christ, possèdent une crainte pieuse qui les détourne du mal. Tout jeune qui persiste dans le péché est dépourvu de la crainte de Dieu dans son cœur.

« Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu » (Romains 3:19). La nature pécheresse de l’homme le rend coupable devant le Dieu juste. Tous les hommes, Juifs ou Gentils, sont coupables devant Dieu et ne méritent que le châtiment. L’état pécheur de l’homme est sans espoir en dehors de Christ, car il est sous le poids du péché. Il est pécheur à la fois par nature (le principe) et par ses actes (la pratique). Plus il essaie de se libérer du péché en s’efforçant de garder la loi, plus il s’enfonce dans le péché, car celui-ci réside activement en lui. Il est sous le gouvernement et la domination du péché, comme un esclave.

Question 4 : Citez quelques pratiques religieuses par lesquelles les jeunes tentent de remplacer la véritable délivrance du péché.

« Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20). Certains jeunes pensent, à tort, que l’aumône, le baptême des enfants, une fréquentation régulière de l’église, le fait de porter un nom chrétien, la lecture de la Bible et la gentillesse envers autrui peuvent, sans repentance sincère du péché, les justifier. D’autres, comme les Juifs, croient que l’obéissance aux dix commandements est le moyen sûr d’être justifié. En vérité, la loi en elle-même ne peut sauver. La nature pécheresse de l’homme rend absolument impossible l’obéissance parfaite à la loi de Dieu. L’obéissance à la loi de Moïse ne peut rendre quiconque juste. Mais la foi en Christ et l’obéissance à l’ensemble de la Parole de Dieu conduisent à la justice de Dieu. « La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient » (Galates 3:21, 22).


LE SALUT ET LA JUSTICE PAR LA FOI

Romains 3:21-31 ; 6:1, 2 ; 5:1, 2 ; Galates 5:1 ; Psaume 32:1, 2 ; Éphésiens 2:1-9 ; Michée 7:18, 19 ; Romains 10:13 ; Tite 2:11

Le salut et la véritable justice ne viennent que par Christ. Mais le pécheur doit exprimer sa foi en Christ et en son œuvre d’expiation. C’est par Christ que la justice de Dieu se manifeste. La foi qui justifie et qui procure la justice est celle qui accepte Christ comme le seul Sauveur et Source de la véritable justice. La justification vient donc de la foi en Christ.

Question 5 : Que comprenez-vous par le terme « justification » ?

« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ » (Romains 3:23, 24). La justification est la grâce de Dieu par laquelle le pécheur reçoit le pardon et la rémission de tous ses péchés et est compté juste devant Dieu. Elle repose sur le sang expiatoire de Jésus-Christ. Par elle, le pécheur repentant est purifié de la culpabilité du péché et se tient devant Dieu comme s’il n’avait jamais péché. La justification ne s’obtient pas par les œuvres ou par les actes de la loi, mais uniquement par la mort substitutive de Christ au Calvaire.

Question 6 : Comment les jeunes qui pèchent devraient-ils répondre à la mort de Christ ?

Les jeunes qui pèchent devraient venir à Dieu par la foi. Ils devraient se repentir de leurs voies pécheresses, accepter Christ dans leur cœur par la foi, et croire en son œuvre rédemptrice accomplie au Calvaire. « Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi » (Romains 3:27). Il n’y a aucune place pour se glorifier, puisque nul ne pouvait être sauvé par ses propres œuvres. La justification fut purement une initiative divine. Dieu a conçu et mené à terme le plan de la rédemption et de la justification de l’homme. Nous ne pouvons ni gagner ni mériter le salut. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8, 9). Si nous étions sauvés par nos propres œuvres, la glorification personnelle ne serait pas exclue. « Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi » (Romains 3:28).

La justification est accessible à tous : jeunes et vieux, noirs et blancs, Juifs et Gentils. La foi en Christ, accompagnée d’une repentance sincère, en est la seule condition. Un jeune vivant en zone rurale peut être véritablement sauvé, tout comme un jeune de la ville. Dieu ne fait pas acception de personnes.

Question 7 : Les jeunes chrétiens devraient-ils mener une vie sans loi sous prétexte qu’ils sont sauvés par grâce et non par les œuvres ?

« Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3:31). L’avènement de la grâce et de la justice imprimée en nous par Dieu permettent et habilitent les croyants à mener une vie conforme à la loi. Ils obéissent aux lois de Dieu, ainsi qu’aux lois civiles de leur pays. La grâce de Dieu ne nous rend pas irresponsables, comme le pensent certains soi-disant chrétiens. Bien au contraire, c’est tout l’opposé qui est vrai. La grâce nous enseigne à fuir l’impiété et les convoitises mondaines. Elle nous enseigne à vivre dans la droiture, la sobriété et la piété, au sein de ce présent siècle mauvais et sans loi.


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