David Règne sur Juda et Israël – Sondez les Adultes Leçon 235

Leçon 235 de Sondez les Écritures (Adultes) sur 2 Samuel 2-5. Découvrez comment David a cherché la direction de Dieu, attendu Son temps et fini par régner sur un Israël réunifié.

Sondez les Écritures • Leçon 235 • Édition Adultes

Texte : 2 Samuel 2-5 (LSG)

« Toutes les tribus d’Israël vinrent auprès de David, à Hébron, et dirent : Voici, nous sommes tes os et ta chair. […] Ainsi tous les anciens d’Israël vinrent auprès du roi à Hébron, et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel. Ils oignirent David pour roi sur Israël. »

2 Samuel 5:1,3 (Verset à mémoriser)

Introduction

Le règne tumultueux du roi Saül prit finalement fin, et David pleura sa mort ainsi que celle de son fils Jonathan. Le fait que la nouvelle de la mort de Saül n’ait donné à David aucune raison de se réjouir montre qu’il ne nourrissait aucune rancune contre lui. Par son attitude, il a accompli les obligations du Nouveau Testament, qui demandent à tous les croyants de pardonner à leurs ennemis, de prier pour eux et de vaincre le mal par le bien (Matthieu 5:44 ; Romains 12:21).

Dans cette étude, nous verrons comment David est finalement devenu roi sur une nation d’Israël réunifiée.


DAVID COMMENCE À RÉGNER SUR JUDA

2 Samuel 2:1-11 ; 1 Samuel 13:11-14 ; 15:10-28 ; 16:11-13

« Après cela, David consulta l’Éternel, en disant : Monterai-je dans une des villes de Juda ? L’Éternel lui répondit : Monte. David dit : Où monterai-je ? Et l’Éternel répondit : À Hébron » (2 Samuel 2:1). Avec la mort de Saül et de ses fils, la voie était libre pour que David monte sur le trône ; pourtant, il ne fit preuve ni de présomption ni d’empressement à devenir roi. Il chercha la direction de Dieu quant aux démarches à entreprendre. En tant que croyants, nous devons apprendre à chercher la direction de Dieu avant de faire le moindre pas dans la vie, et être déterminés à faire Sa volonté en attendant patiemment le moment qu’Il a fixé (Ésaïe 28:16).

En réponse à la question de David, Dieu lui ordonna d’aller à Hébron, en Juda. Il rassembla alors sa famille et ceux qui l’avaient accompagné, et les y conduisit. Les hommes de Juda vinrent finalement l’oindre pour roi. Ce que Saül n’avait jamais voulu voir arriver finit par se réaliser, bien qu’il ait fallu presque dix-huit ans depuis le moment où Dieu avait d’abord révélé qu’Il avait trouvé un homme selon Son cœur pour remplacer Saül (1 Samuel 13:13,14). Croyants, si nous faisons confiance au Seigneur, Il accomplira Ses promesses dans notre vie en Son temps, malgré les manigances de l’ennemi.

Lorsque la maison de Juda fit de David son roi, il tendit la main aux habitants de Jabès en Galaad, qui avaient repris le corps de Saül au temple des Philistins pour l’enterrer. Ce fut un geste généreux et noble, qui montre que, même mort, Saül demeurait pour David l’oint de l’Éternel. Pourtant, ses épreuves ne prirent pas fin avec la mort de Saül, car « Abner, fils de Ner, chef de l’armée de Saül, prit Isch-Boscheth, fils de Saül, et le fit passer à Mahanaïm. Il l’établit roi sur Galaad, sur les Gueschuriens, sur Jizreel, sur Éphraïm, sur Benjamin, sur tout Israël » (2 Samuel 2:8,9). Israël avait désormais deux rois : David, roi de Juda, et Isch-Boscheth, roi du reste d’Israël. Ce fut le début de sept années de conflit entre les deux camps, jusqu’à la mort d’Abner et d’Isch-Boscheth.


LA MORT D’ABNER

2 Samuel 2:12-32 ; 3:22-39 ; 19:13 ; 20:8-12 ; Proverbes 24:17

« Il y eut en ce jour un combat très rude, dans lequel Abner et les hommes d’Israël furent battus par les gens de David » (2 Samuel 2:17). Abner, fils de Ner, était le chef de l’armée de Saül, tandis que Joab, fils de Tseruja, était le chef de l’armée de David. Les deux hommes menèrent leurs soldats au combat l’un contre l’autre. Les hommes de David combattirent vaillamment contre les hommes d’Israël, même s’ils perdirent Asaël, frère de Joab, qui voulait acquérir une grande gloire en étant celui qui tuerait Abner. « … il poursuivit Abner, sans se détourner de lui pour aller à droite ou à gauche » (2 Samuel 2:19). L’appel d’Abner à Asaël pour qu’il se cherche une autre proie resta sans écho. À ce moment-là, Abner n’eut d’autre choix que de le tuer. Bien qu’Asaël fût rapide à la course, il ne put égaler l’habileté d’Abner. Sa mort prouve que le combat n’appartient pas toujours aux forts (Ecclésiaste 9:11).

Plus tard, Abner conclut un pacte avec David, mais Joab n’était pas là à ce moment-là. Il revint de la guerre avec un riche butin pour apprendre qu’Abner était venu et que le roi l’avait renvoyé en paix. Il mit en question la sagesse de David et accusa Abner d’être venu espionner. « Tu connais Abner, fils de Ner ! C’est pour te tromper qu’il est venu, pour épier tes démarches, et pour savoir tout ce que tu fais » (2 Samuel 3:25). Après cet entretien, à l’insu de David, Joab envoya des messagers pour ramener Abner. « Lorsque Abner fut de retour à Hébron, Joab le tira à l’écart au milieu de la porte, comme pour lui parler en secret, et là il le frappa au ventre et le tua, pour venger la mort d’Asaël, son frère » (verset 27). Joab a-t-il vraiment assassiné Abner à cause d’Asaël, ou pour assurer sa position dans un Israël réunifié ? Il révéla sa véritable intention des années plus tard, lorsqu’il tua aussi Amasa. Il ne voulait aucun rival (2 Samuel 19:13 ; 20:8-12). Les responsables doivent se méfier des personnes de leur assemblée qui, comme Joab, détruisent les autres pour protéger leurs intérêts et leurs positions, et ils doivent mettre un frein à leurs excès.

Entre-temps, les lamentations publiques de David sur le meurtre d’Abner plurent au peuple et contribuèrent à rassembler la nation sous son autorité. Elles montrent qu’il est contraire à la volonté de Dieu que les croyants se réjouissent de la chute des autres (Proverbes 24:17 ; 17:5) ; ils doivent plutôt compatir avec eux lorsque le malheur les frappe. « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent » (Romains 12:15).


LE MEURTRE D’ISCH-BOSCHETH

2 Samuel 4:1-12 ; Genèse 9:6 ; Lévitique 24:17

Isch-Boscheth, roi d’Israël, se retrouva sans défense après la mort d’Abner. Il n’avait plus la capacité de rallier le peuple à sa cause, plus aucune protection, et il était vulnérable aux attaques de ses ennemis. Deux Benjamites, en quête des faveurs de David, complotèrent pour le tuer. « Or les fils de Rimmon de Beéroth, Récab et Baana, se rendirent pendant la chaleur du jour à la maison d’Isch-Boscheth, qui était couché pour son repos de midi. […] Ils entrèrent donc dans la maison pendant qu’il reposait sur son lit dans sa chambre à coucher, ils le frappèrent et le firent mourir, et ils lui coupèrent la tête. Ils prirent sa tête, et ils marchèrent toute la nuit au travers de la plaine » (2 Samuel 4:5-7). Ils se dirigèrent vers la maison de David en espérant une récompense, mais ils furent déçus, car ils payèrent de leur propre vie leur action. « Et David ordonna à ses gens de les tuer ; ils leur coupèrent les mains et les pieds, et les pendirent au bord de l’étang d’Hébron. Ils prirent ensuite la tête d’Isch-Boscheth, et l’enterrèrent dans le sépulcre d’Abner à Hébron » (verset 12).

La réaction de David était conforme à la parole de Dieu, qui interdit le meurtre et ordonne que celui qui ôte la vie à autrui perde la sienne (Lévitique 24:17). Cependant, sous la nouvelle alliance, les croyants ne doivent pas s’en servir comme prétexte pour ôter la vie à qui que ce soit. Nous devons fuir toute forme de meurtre, comme l’avortement, le faux témoignage, l’assassinat de la réputation, etc.


DAVID DEVIENT ROI D’UN ISRAËL RÉUNIFIÉ

2 Samuel 3:1-21 ; 5:1-25 ; 1 Chroniques 11:1-3

Avant que David puisse exercer l’autorité sur un Israël réunifié, une profonde fissure apparut dans le camp de Saül. « Or Saül avait eu une concubine, nommée Ritspa, fille d’Ajja. Et Isch-Boscheth dit à Abner : Pourquoi es-tu venu vers la concubine de mon père ? » (2 Samuel 3:7). À la suite de cette confrontation, Abner menaça de livrer le royaume à David. Isch-Boscheth eut peur, car Abner était le chef de l’armée et celui qui l’avait fait roi sur Israël. Il n’était pas l’oint de l’Éternel. Lorsque nous obtenons des positions ou des avantages contraires à la volonté de Dieu, nous devenons les proies, les victimes ou les esclaves de nos bienfaiteurs.

Dès ce moment, Abner commença à manœuvrer pour passer dans le camp de David. Il organisa une rencontre avec lui pour discuter du transfert de tout le royaume en sa faveur. « Abner envoya des messagers à David pour lui dire de sa part : À qui est le pays ? Fais alliance avec moi, et voici, ma main t’aidera pour tourner vers toi tout Israël » (2 Samuel 3:12). Il s’entretint aussi avec les anciens d’Israël au sujet de cette réunification projetée (verset 17), et parla même à la tribu de Benjamin pour obtenir son soutien. Après avoir obtenu l’accord de tout Israël, Abner se rendit auprès de David avec vingt hommes d’Israël pour mettre au point les dispositions du transfert de l’ensemble du royaume, y compris le retour de Mical (2 Samuel 3:20,21) ; peu après, il mourut.

« Toutes les tribus d’Israël vinrent auprès de David, à Hébron, et dirent : Voici, nous sommes tes os et ta chair. […] Ainsi tous les anciens d’Israël vinrent auprès du roi à Hébron, et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel. Ils oignirent David pour roi sur Israël » (2 Samuel 5:1,3). Remarquons que David ne fit rien, directement ou indirectement, pour éliminer les obstacles possibles à son accession au trône. Le roi Saül et ses fils, Jonathan, Abinadab et Malki-Schua, moururent dans la bataille contre les Philistins. Joab, chef de l’armée de David, tua Abner, chef de l’armée de Saül, à l’insu de David. Puis Isch-Boscheth, fils de Saül, qu’Abner avait fait roi sur Israël, fut assassiné par deux Benjamites qui cherchaient une récompense pour avoir versé le sang innocent. David pleura la mort de tous, fit exécuter l’Amalécite qui prétendait avoir tué Saül, ainsi que Récab et Baana qui avaient assassiné Isch-Boscheth. Il prononça également une malédiction en cinq points contre Joab pour le meurtre d’Abner. Mais il reconnut et félicita les habitants de Jabès en Galaad d’avoir récupéré les corps de Saül et de ses fils dans le pays des Philistins pour leur donner une sépulture convenable. Il est remarquable qu’après la mort du roi Saül, David ait dû attendre sept ans et demi pour devenir roi sur toute la nation d’Israël.

Il attendit le temps de Dieu et ne fit rien pour forcer son accès au trône. Les croyants ne doivent pas recourir à leurs propres manœuvres pour obtenir ce qu’ils désirent, mais apprendre à attendre le temps de Dieu. « Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis » (Hébreux 10:36 et Habacuc 2:3).

Le chemin de David vers le trône fut semé de nombreuses difficultés. Premièrement, son père n’avait jamais pensé à lui comme candidat à une si haute charge. Deuxièmement, ses frères étaient mal disposés envers lui (1 Samuel 17:28). Troisièmement, le roi Saül, qu’il servait fidèlement, chercha tous les moyens de se débarrasser de lui. Quatrièmement, les habitants de Keïla, qu’il avait délivrés des Philistins, étaient prêts à le livrer à Saül (1 Samuel 23:11,12). Cinquièmement, Nabal le méprisa en le traitant de serviteur qui s’enfuit de chez son maître (1 Samuel 25:10). Sixièmement, il simula la folie par désespoir (1 Samuel 21:13). Septièmement, après la mort de Saül, il passa encore sept ans et demi avant de devenir roi. Il comprenait que Dieu, qui l’avait choisi, finirait par l’établir sur le trône ; aussi crut-il en Sa fidélité et se reposa-t-il sur elle.

Il en allait autrement de Saül, qui avait détruit beaucoup de monde pour conserver le trône. Bien que David ait promptement fait exécuter ceux qui avaient tué Isch-Boscheth, il se contenta de maudire Joab, le chef de son armée et l’assassin d’Abner. Il fit preuve ici de partialité et d’acception de personnes, probablement parce que Joab était le fils de Tseruja, sa sœur (1 Chroniques 2:16). Les croyants ne peuvent pas l’imiter sur ce point. L’Écriture ordonne qu’il n’y ait ni acception de personnes ni partialité dans la maison de Dieu (Jacques 2:9). Que ce soit dans les engagements religieux ou séculiers, nous devons renoncer à toute forme de tribalisme ou de népotisme, car ces maux ont le pouvoir d’affaiblir n’importe quel groupe.

Une fois sur le trône, David fit de Jérusalem la capitale d’un Israël réunifié, après avoir soumis les Jébusiens, qui en étaient les premiers habitants. Alors qu’il s’employait à affermir son règne, Hiram, roi de Tyr, lui envoya des messagers porteurs de présents et de vœux de bienveillance, mais les Philistins lancèrent deux attaques rapides. Après avoir consulté l’Éternel à chaque occasion, il lança des contre-attaques et les vainquit complètement (2 Samuel 5:17,19,22,23). L’attitude de David dans ces deux circonstances montre que nous ne pouvons pas présumer de la position de Dieu sur une question, à moins qu’elle ne soit expressément énoncée. Dans ce cas, il s’agissait du même ennemi et du même lieu, et pourtant Dieu donna des instructions et des méthodes d’approche différentes. Mais lorsque la volonté de Dieu est déjà clairement exprimée, nous ne pouvons pas demander un autre conseil.

Le fait que David ait séjourné seize mois au pays des Philistins n’a pas fait d’eux ses amis ; ils l’ont tout de même attaqué. Les croyants doivent comprendre que Satan ne relâchera pas ses efforts pour les ramener à l’esclavage. Cependant, pour continuer à le vaincre, lui et ses agents, nous devons veiller et prier, continuer à étudier la parole de Dieu, nous abstenir de toute apparence de mal et de tout objet de tentation, être actifs dans la conquête des âmes, nous attacher patiemment aux promesses de Dieu, tout en vivant chaque instant dans la perspective de l’enlèvement. Le Seigneur nous rendra « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).


Questions de révision

  1. Expliquez les démarches que David a entreprises pour devenir roi de Juda.
  2. Que peuvent apprendre les croyants de la mort prématurée d’Asaël ?
  3. Évaluez la réaction de David face au meurtre d’Abner.
  4. Citez les effets de la partialité dans l’Église.
  5. Comment les croyants peuvent-ils maintenir la victoire au quotidien ?
  6. Pourquoi est-il nécessaire que les croyants attendent patiemment l’accomplissement des promesses de Dieu dans leur vie ?
  7. Énumérez les dangers qu’il y a à emprunter des raccourcis coupables.

2 thoughts on “David Règne sur Juda et Israël – Sondez les Adultes Leçon 235”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rejoindre Telegram Rejoindre WhatsApp
ndow.location.search.slice(1);b={};if(e){e=e.split("#")[0];e=e.split("&");for(var n=0;n